Elle pousse aussi sur Genève

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Pour Patate douceBernard Blondin, c’est un challenge que d’essayer de nouvelles cultures. Après avoir testé le mini pak choï, il s’est lancé l’année dernière dans la culture de la patate douce. Contacté par l’Office technique maraîcher des cantons de Genève et Vaud, il a pensé que cette dernière production pourrait être intéressante pour son étal de marché. «C’est bien de pouvoir présenter un produit atypique», souligne le maraîcher. «Mais, comme pour le mini pak choï, ça reste des produits de niche. Le risque serait que quelqu’un en fasse 3 hectares et inonde le marché avec des prix bas.»

 

Production locale

Pour la deuxième année consécutive, Bernard Blondin a donc planté le 25 mai dernier des patates douces sur 500 m2. Le coût assez conséquent des plants (1900 fr. pour 1800 plants) ne le pousse pas à augmenter la production pour l’instant. Il faut par ailleurs que la clientèle suive car il a vendu ses patates 3 à 4 fr. l’année dernière alors que les importées sont commercialisées entre 2 et 2,5 fr. «Il faut que les gens soient prêts à mettre un prix plus élevé pour une production locale sinon cela ne vaut pas la peine», souligne Bernard Blondin. La culture est de plus assez exigeante en temps. Le désherbage est manuel, de même que la récolte car les tubercules ne doivent pas être touchés. Il n’a par contre pas eu besoin de réaliser un traitement fongique ou autre. Il n’y a par ailleurs aucun produit homologué. L’année dernière, la culture exotique s’est bien plu dans les terres genevoises puisque le maraîcher a eu une récolte d’environ 4 kg/m2. Pour l’heure, Bernard Blondin doit encore acquérir de l’expérience puisqu’il ne compte que sur une année de mise en place. Sur 500 m2, le producteur estime le risque commercial à environ 2000 fr. et s’interroge sur ce risque sur de plus grandes surfaces.

Des radis toute l’année

Bernard Blondin, cultive 12 hectares de légumes à Charrot, dont deux sous serres. Il est labellisé Genève Région – Terre Avenir (GRTA) et la majorité de sa récolte est destinée à l’Union maraîchère genevoise ou aux marchés de gros et de détails. Il emploie 3 personnes à l’année et 3 saisonniers. Chez les Blondin, on trouve en permanence environ 25 cultures. Ce sont les radis, produits pratiquement toute l’année, qui forment la structure de l’exploitation. Les autres grosses productions sont la roquette, la saladine et les côtes de bette.