L’Agritourisme n’est pas reconnu

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L’Agritourisme n’est pas reconnu

Laurence Duez-Pittet, paysanne à Russin et présidente d’AgriAccueil, explique que la nouvelle Loi sur les débits de boissons, l’hébergement et le divertissement (LRDBHD) est entrée en vigueur le 1er janvier 2016. Cette loi implique des changements importants pour les familles paysannes puisque l’agritourisme n’est pas reconnu, mais assimilé à l’hôtellerie! Avec pour conséquence de devoir passer la patente de cafetier-restaurateur et de payer des émoluments disproportionnés par rapport aux revenus générés par cette activité! «Dans les années 80, nos instances ont poussé les agriculteurs à se diversifier en faisant de la vente directe, de l’hébergement, des tables d’hôtes, etc., pour s’en sortir, et maintenant ces mêmes instances nous freinent!», s’exclame Laurence Duez-Pittet.

Au minimum le brevet

AgriAccueil collabore avec AgriGenève. Ensemble, ils ont organisé une audition avec la Commission de l’économie en 2014 pour expliquer l’agritourisme, puis une rencontre avec le directeur du Service du commerce, demandant qu’au minimum, le brevet et le diplôme de paysanne soient reconnus pour animer des brunchs et des tables d’hôtes. «A l’heure actuelle, cinq exploitations exercent l’activité de chambres d’hôtes; si rien ne change, trois vont mettre la clé sous la porte! Cette situation est inacceptable! Tous les problèmes que nous rencontrons à Genève pour l’hébergement à la ferme sont une conséquence des locations AirBnB, car le canton a décidé de ne plus tolérer l’anarchie de ce groupe. Nous sommes un dommage collatéral alors même que nous sommes complètement occultés!», s’emporte la jeune femme. CB

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