Résultat équilibré malgré la crise

Anne Challandes élue au comité de l’USPF
28 avril 2016

LRG: Pierre Charvet, directeur général, Olivier Berlie, président, et Philippe Lebrun, secrétaire général (de g. à dr.).

Les LRG bouclent l’exercice 2015 avec un chiffre d’affaires en baisse, mais affichent un résultat net positif.

L’abolition du taux plancher du franc suisse a pesé sur les affaires des Laiteries Réunies de Genève (LRG) en 2015, en mettant les prix sous pression et par un tourisme d’achat à l’étranger en hausse. Ces difficultés économiques n’ont pas épargné les LRG qui ont vu leur chiffre d’affaires baisser de 8,5% pour s’établir à 238,5 millions de francs. Toutefois, le groupe a réussi à équilibrer ses comptes en affichant un léger bénéfice.
Lors de l’assemblée générale qui a eu lieu le 23 mars à Palexpo Genève, le directeur général Pierre Charvet a précisé à ce sujet: «L’objectif fixé par le conseil d’administration d’améliorer la rentabilité est globalement atteint.» Tous les domaines d’activités – secteur laitier, secteur négoce, secteur carné, secteur logistique – se sont renforcés. Le secteur logistique a été restructuré, un accord de collaboration ayant été conclu avec le spécialiste du transport, la Maison Galliker.

LRG: Pierre Charvet, directeur général, Olivier Berlie, président, et Philippe Lebrun, secrétaire général (de g. à dr.).

LRG: Pierre Charvet, directeur général, Olivier Berlie, président,
et Philippe Lebrun, secrétaire général (de g. à dr.).

Le paradoxe de la production laitière

Les dysfonctionnements constatés il y a un an sont toujours d’actualité, à savoir la baisse de la consommation mondiale, surtout en Chine, et la surabondance générale de lait. Ce qui fait dire au président des LRG, Olivier Berlie: «Le paradoxe, c’est que les perspectives à long terme sont plutôt bonnes pour la production laitière: la population mondiale ne cesse de croître, de même que la consommation de produits laitiers. Mais cette croissance se fait dans la douleur, avec des soubresauts et des crises à ré- pétition, dommageables aux producteurs de lait». Ainsi, le fragile équilibre économique entre l’offre et la demande peut être facilement rompu. Une gestion stricte des quantités Aussi, le thème de la gestion des quantités, que l’on croyait disparu, revient donc en force. Olivier Berlie précise à ce sujet: «La politique des Laiteries Réunies a toujours été claire en ce domaine et nos producteurs ont fait preuve de responsabilité en produisant uniquement les quantités que notre centrale laitière était capable d’écouler dans les segments à bonne valeur ajoutée, soit en A et en B». Et Olivier Berlie de rappeler que les surplus de lait produits en Suisse en 2015 ont alimenté une véritable montagne de beurre qui atteint aujourd’hui près de 6300 tonnes. Le swissness pour les zones franches Pierre Charvet, directeur général des LRG, a tout de même pu annoncer un événement heureux pour 2015, celui de l’attribution, par le Conseil fédéral du swissness aux zones franches. Et le directeur de souligner: «Le succès du Swissness montre que l’on ne perd que les batailles que l’on refuse de mener». Affaires statutaires L’assemblée a accepté les comptes et procédé à la nomination de deux nouveaux membres au conseil d’administration. Il s’agit de Claude Bieri d’Avully (GE) et de Damien Regard-Tournier de Thoiry (F) qui remplacent respectivement Christian Meyer et Alexandre Masson, tous deux démissionnaires. Sur intervention d’un producteur, l’assemblée a refusé d’octroyer, en cette période de crise, un intérêt de 3% sur les parts sociales aux sociétaires comme l’avait proposé le conseil d’administration.

Jean-Rodolphe Stucki